« Anecdote Rousse No 7 »- Mylène Farmer anecdote

image 14

IF THE PAGE IS NOT ON YOUR LANGUAGE CLICK HERE TO AUTO-TRANSLATE

« Anecdote Rousse No 7 »- Mylène Farmer anecdote
Mylene et Thierry Mugler

Anecdote Rousse No7 : Même si quelques rencontres sont intéressantes, notamment celle de Thierry Mugler, croisé sur les bancs du cours Florent. Saviez vous que Mylène avait jouée dans une comédie très connu ? Oui ! Elle jouera avec lui « Le père noël est une ordure », gardera contact avec le créateur de mode et lui confiera même, plus tard, la conception de nombreux costumes (dont ceux de son premier spectacle en 1989). Bref, Mylène ne dévoile rien de particulier sur ses vingt premières années. Mais c’est grâce à son air « psychotique », dit Laurent Boutonnat, qu’elle réussit le casting du titre qui l’a fait définitivement entrer dans le petit sérail de la grande chanson Française. “Maman a tort” inaugure l’histoire d’une petite fille fragile, un brin perverse.

« Anecdote Rousse No 7 »- Mylène Farmer anecdote

Dès lors, comme autant de fantômes, la névrose infantile, l’ambiguïté sexuelle ou l’attrait pour « les plaisirs impolis » planeront dans les textes de la belle rouquine.

Et, quasi obsessionnelle, une ombre s’ajoute au tableau : celle du père…Dans la lignée d’un Gainsbourg provoc chantant « Lemon incest » en duo avec sa fille charlotte, Mylène distille dans ses textes des allusions – et parfois plus – incestueuses. La vidéo de « Plus grandir », adaptant le premier texte écrit par Mylène, évoquait déjà le viol d’une jeune femme cloîtrée dans une sorte de couvent, sous le regard pervers des bonne sœurs naines.

« Anecdote Rousse No 7 »- Mylène Farmer anecdote
« Anecdote Rousse No 7 »- Mylène Farmer anecdote

Onze ans après, “Comme j’ai mal” met en scène une autre jeune fille abusée par un homme dans sa chambre. En 1999, nouveau clip, nouvelle censure(dont je suis totalement révolté).

Suggérant un rapport, secret et violent avec un prêtre, « Je te rends ton amour…» n’est pas, lui encore, sans évoquer les troubles relationnels entre une fille – aveuglé depuis surcroît – et son « paternel ». Dieu, le père…

« Anecdote Rousse No 7 »- Mylène Farmer anecdote

Sur le même album, le texte « Optimistique moi » ne loupe pas non plus le coche de l’ambiguïté… « Papa n’était pas comme ça quand…/ il disait tout bas : / « Petit bouton de rose, / Aux pétales humides, / Un baiser je dépose » / Optimistique moi, papa / Optimistique moi, quand j’ai froid. » Le père, puissant, omnipotent, « vieux bouc ». Tandis que « Maman a tort »…et se tait. Viol, Viol haine, Mylène…perturbée, l’enfant se réfugie dans l’univers secret qu’elle s’est crée, véritable boîte de Pandore, d’où émerge toute une série de personnages fantastiques.

image 15
Zouc

Le petit pantin de « Sans contrefaçon» qui devient de chair et d’os nous invite par exemple à revisiter l’histoire de Pinocchio de Collodi. La encore, l’allusion au père est explicite : le fil œdipien reliant la marionnette à Gepetto, son créateur. Notons au passage l’apparition dans ce clip de la comédienne Zouc incarnant la bonne fée « noire » par qui le miracle de la vie arrive…

« Anecdote Rousse No 7 »- Mylène Farmer anecdote

Sur la lancée des bonnes sœurs naines et de la poupée traîtresse de « Plus grandir », l’enfant de la balle d’Optimistique-moi nous entraîne dans son cirque onirique Funambule, elle domine un monde grouillant d’anomalies, mêlant lanceur de couteaux sadique et travestis, nains grimaçants ou clones improbables mi-hommes, mi-animaux…Comme autant de symboles de la quête d’identité taraudant cette jeune rouquine égarée qui s’accroche désespérément à l’enfance.

« Anecdote Rousse No 7 »- Mylène Farmer anecdote

Sous les feux du succès, Mylène s’est inventé une nouvelle vie et a passé ses cheveux au roux…comme ceux de Peter pan. Ainsi, le monde de Mylène, ne cessera de cristalliser le temp…Bonne soirée à vous tous les z’amis.


THIS PORTION AUTO-TRANSLATES:

Anecdote Rousse No7 : Even if some meetings are interesting, notably one of them is with Thierry Mugler, happened on the benches of the Cours Florent. Did you know that Mylène had played in a very famous comedy? Yes, she played with him in “Le père noël est une ordure”, kept in touch with the fashion designer and even entrusted him, later on, with the design of many costumes (including those of her first show in 1989). In short, Mylène does not reveal anything particular about her first twenty years. But it is thanks to her “psychotique ” appearance, says Laurent Boutonnat, that she succeeded in casting the title that made her definitively enter the small seraglio of the great French song. “Maman a tort” opens the story of a fragile little girl, a bit perverse. From then on, like so many ghosts, the childish neurosis, the sexual ambiguity or the attraction for “the impolite pleasures” will hover in the texts of the beautiful redhead.

And, almost obsessively, a shadow is added to the picture: the father… In the tradition of a provocative Gainsbourg singing “Lemon incest” in a duet with his daughter Charlotte, Mylène distils incestuous allusions in her texts. The video for ” Plus grandir “, adapting the first text written by Mylène, already evoked the rape of a young woman cloistered in a sort of convent, under the perverse gaze of dwarf nuns.

Eleven years later, “Comme j’ai mal” depicts another young girl being abused by a man in her room. In 1999, new clip, new censorship (which I am totally revolted). Suggesting a secret and violent relationship with a priest, “Je te rends ton amour…” is not, still, without evoking the relational troubles between a girl – blinded since moreover – and her “father”. God, the father… On the same album, the text “Optimistique moi ” does not miss either the coche of the ambiguity… “Daddy wasn’t like that when…/ He said softly: / “Little rosebud, / With wet petals, / A kiss I lay” / Cheer me up, daddy / Cheer me up, when I’m cold.” The father, powerful, omnipotent, “ vieux bouc “. While ” Maman is wrong “…and keeps silent. Rape, rape-hate, Mylene…disturbed, the child takes refuge in the secret universe she has created for herself, a veritable Pandora’s box, from which a whole series of fantastic characters emerge.

The little puppet in “Sans contrefaçon” who becomes flesh and bone invites us to revisit the story of Pinocchio by Collodi. Here again, the allusion to the father is explicit: the oedipal thread linking the puppet to Gepetto, his creator. Let us note in passing the appearance in this clip of the actress Zouc incarnating the “black” fairy godmother through whom the miracle of life happens… Following the lead of the dwarf nuns and the treacherous doll of “Plus grandir“, the child on the ball of Optimistique-moi takes us into her dreamy circus. A tightrope walker, she dominates a world teeming with anomalies, mixing sadistic knife throwers and transvestites, grimacing dwarfs or improbable half-man, half-animal clones… Like so many symbols of the quest for identity that plagues this young redheaded girl who desperately clings to her childhood. Under the spotlight of success, Mylène has invented a new life for herself and has turned her hair red…like Peter Pan’s. Thus, Mylène’s world will not cease to crystallize time… Good evening to all of you, z’amis.

Published by E.V. Sky

Writer. Poet. Woman. Soul

How do you like this post?

%d bloggers like this: